Sceau de l’Ange – Phenomenes – Chronique

Revoilà les Sceau de l’ange dont la démo m’avait séduit il ya quelques années. Qu’en est-il de cet album ?

Métal mélodique avec chant féminin

Novembre 2011

Dès les premières chansons de Phénomènes, le groupe nous sort le grand jeu, malgré quelques imperfections. « Le » son Sceau de l’Ange est toujours présent, une patte assez unique rapidement imprimée par ce groupe pourtant jeune. Capture , titre long de 7 minutes, marie des plages instrumentales tantôt mélodiques, tantôt saccadées. Niveau vocal, Céline se balade sur sa tessiture, avec une facilité déconcertante dans les voix angéliques. Les growls sont toutefois encore hésitants, parfois ça marche (Phénomènes), parfois ça sonne comme une Candice d’Eths enrouée. On aurait aimer que des chansons comme L’amarre aux songes explorent davantage la brèche brutale en éclipsant la douceur qui n’est jamais très loin.

Autre point fort des Lyonnais : les textes soignés comme le montre Héros jouant sur les mots (« hérotisez-moi ») et en recourant à de nombreuses allitérations. Le son se veut toujours aussi emportant, avec des riffs très travaillés et des ponts aériens qui tombe souvent juste, pour nous permettre de respirer. Batterie et guitares rivalisent d’ingéniosité pour varier ces derniers, comme avec des rythmiques industrielles et un jeu de cymbales sympathique sur Mea Culpa, la rythmique jazzy sur Sortir du sol accompagnée de claquement de doigts et de murmures sur la fin ou les riffs stridents de l’Amarre aux songes. Même la ballade acoustique Fil éphémère (où on retrouve notamment le claviériste d’Auspex) conserve cette vitalité, avec un pont planant laissant la part belle aux mélodies hypnotisantes et atmosphériques. Quelques solos fort agréables (Phénomène) viennent parfois ponctuer les morceaux.

A l’instar de la musique, les thèmes ne sont globalement pas très optimistes. Héros raconte l’avide envie de reconnaissance, Phénomène utilise des choeurs de spectres pour illustrer, « Sortir du sol », comme le titre le laisse présager, consiste à aider quelqu’un de sortir de la déprime et de l’ennui. Des textes axés essentiellement sur les émotions, d’ailleurs on assiste parfois – dieu merci, rarement – à des abréviations (« j’prends le devant de la scène ») qui, mêlée au chant féminin, donne un aspect très RnB au passage.

L’évasion s’achève au bout de huit morceaux, de quoi rester sur sa faim ! Les Sceau de l’Ange nous offrent un très bon premier album, qui impose sa propre empreinte dans une branche où il est difficile de sortir du lot.

7.5

Excellent 7.5

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A propos de l'auteur

Jérôme

Diplômé en journalisme, je fais des interviews de groupe depuis 2005 sur mon propre webzine, Hell Hina.

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