Oz One – At your own risk !

2

Ska/Reggae/ Rock festif
2010

Une pochette jaune, un nom de groupe roumain et une typo tirée du cirque Zavatta. Enchaîner là-dessus après le dépressif Shining, c’est effectivement très risqué. Que nous réserve ce disque ?

Car oui, c’est bien un mélange de ska, de rock et de ce style que je n’arrive même pas à orthographier (la musique de Bob Marley) qu’on a décidé de m’envoyer. On démarre avec Time to Change, la meilleure chanson du disque qui présente bien les divers éléments qui nous attendent. On a donc une première moitié reggae posée, puis une seconde beaucoup plus énergique où les guitares se font bien plus sentir, si bien qu’on croirait qu’on est passé à la piste suivante. Les chansons qui suivent présentent des rythmiques soutenues. On retrouve de courtes interludes bien rock et des choeurs punk sur The Girl On The Right Side et un bon pont dub assez inattendu sur You’re The Bomb qui se prolongera avec le mélancolique et bienvenu Just A Lie qui accueille…ah tiens le chanteur de The Duvals, j’ai cru que c’était une fille.

Les filles…un des problèmes qui va malheureusement faire baisser la note de ce disque au fil des titres qui s’enchaînent et se ressemblent. On aimerait vraiment, comme le dit le chanteur sur We’re Dying que celui-ci consulte un psy pour son obsession envers la gente féminine, sujet à la fois omniprésent et unique ; quand il ne s’agit pas de seins (Boobies), de bukkake sorti de nulle part (Black Bus) ou de bière (Having Fun Tonight, Do you Believe ?).

On a parfois quelques bonnes surprises, comme le pont de Goodbye, le couple planant accordéon/trompette sur Sweet Vibration ou Boobies qui, malgré des back vocals un peu exagérés, envoie du lourd avec un refrain punk hurlé à l’unisson , un passage au mégaphone en plein dans l’auto-dérision façon DJ Raze et même des samples, des scratchs ! Cela nous réveille d’un chant récurrent dont même des guests vocaux comme le « ganjahman », sorte de pâle copie de Lord Kossity, sur At Your Own Risk (chanson phare et qui accueille notamment un membre de Madness) ne sont d’aucun renfort. Une voix qui restera monotone et festive, peu importe que l’on évoque les bières, le bukkake ou bien un mec qui frappe sa nana (High School). Oui je sais,  j’ai sauté plusieurs fois sur le livret de paroles pour vérifier ce que j’avais bien entendu.

Le disque se clôt de façon assez pénible, notamment à cause des clichés qui dégringolent : voix ska sur Black Bus, des « oooh aaaah » accompagnés de paroles tellement bateau sur Unfaithfull qu’on les croirait tirées d’une parodie, des rires forcés sur At Your Own Risk. Pour un premier disque, la prod est superbe, les musiciens sont franchement pas des manchots, et il a tourné deux fois en arrière-plan sans problème. Mais lorsqu’on y porte un peu d’attention, le disque se révèle trop répétitif, les textes sont comme le surtitre du disque - »The Great Band (or not…) » – puérils, dignes d’un American Pie, et la voix…il faudrait plus de chœurs, plus de ruptures, et surtout une griffe Oz One, qui ne se dégage vraiment pas.

5.0

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A propos de l'auteur

Jérôme

Diplômé en journalisme, je fais des interviews de groupe depuis 2005 sur mon propre webzine, Hell Hina.

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