Marteleur – Interview

1

Entretien par mail avec Marteleur, artiste belge muni d’une guitare électrique qui crée des ambiances tantôt post-rock, tantôt cinématographiques.

Hell Hina : Peux-tu nous expliquer ton parcours ? Tu as sorti un disque en 2007, et visiblement tu fais également partie d’un groupe, Mute.

Marteleur : Je suis bassiste dans un groupe de rock depuis presque 20 ans qui, après bien des changements de line-up, s’appelle maintenant « Mute ». En parallèle, je me suis dirigé vers la guitare baryton. A mi-chemin entre la basse et la guitare, elle me permet de couvrir un large panel de sons et se prête parfaitement à mes compositions en solo.

J’ai effectivement sorti mon premier album en 2007. Entièrement auto-produit, il sonne très brut mais reflète assez bien l’ambiance de mes débuts. Cette année, après bien des changements dans ma vie (enfant, maison,…) j’ai pris le temps d’enregistrer un nouvel album. Et cette fois-ci, je suis passer en studio afin d’avoir un son plus agréable, et pressé le tout sur vinyle et cd. Et je suis très content du résultat.

Hell Hina : D’où vient le pseudo « Marteleur », qui me semble en contradiction avec ta musique plutôt planante ?

Marteleur : Marteleur est tout simplement mon nom de famille ! Et je trouve qu’il convient parfaitement à ma musique: planante oui, mais étant basée sur des loops assez rythmiques, elles vous « martèlent » les couches de mélodies ! Je fais quand même un petit effort pour ne pas qu’elles vous laissent la migraine…

Hell Hina : Quelles sont tes influences ?

Marteleur : Variées je pense : de Jesus Lizard pour les rythmiques rock acérées à Pan American pour leur mélodies mélancoliques se prêtant à la méditation, en passant par The For Carnation, Sonic Youth, Caspar Brötzmann Massaker, Godspeed You! Black Emperor, Shellac, Matt Eliott…

Hell Hina : Avec une seule guitare, comment se déroule la composition ?

Marteleur : Simplement ! Quelques accords ou une mélodie pour débuter, et l’improvisation fait le reste au fil des boucles. J’utilise toujours mon looper quand je joue seul et je construis mon univers couches après couches. Un rythme frappé sur les cordes, une lignes de basse au doigt, une mélodie à l’e-bow et quelques riffs, et la soupe est servie !
L’avantage du solo, c’est que l’on peut aller jusqu’au bout de sa pensée, mettre chaque détails exactement où et quand on le veux.

Hell Hina : Quels sont les changements majeurs selon toi depuis “My Anvil Is My Tuning Fork » ?

Marteleur : J’ai un peu plus travailler le son, maintenant j’utilise aussi la stéréo en live et je joue quelques morceaux à la basse. Le set est ainsi plus varié et le public peut mieux suivre chaque couche sonore sans trop s’y perdre (mais toujours un peu car c’est ce qui fait le charme de ma musique).

Hell Hina : A quoi ressembleront tes concerts, y aura-t-il des projections ?

Marteleur : En concert, c’est moi, un looper, une disto et une guitare pour le son. Tout est joué en live, rien n’est en playback ! On travaille sur des projections afin d’étoffer le visuel. Pour le concert du Magasin 4 le 16 septembre, qui sera par ailleurs la « release party » de l’album, on testera les premiers visuels. Cela devrait évoluer au fil des concerts, et devenir plus une performance visuelle qu’une projection…

Hell Hina : Est-ce que tu comptes rester en guitare solo ou incorporer d’autres instruments au fur et à mesure, voire des textes ?

Marteleur : Pour le moment, cela reste un solo guitare. Quand j’aurais fait le tour des possibilités que m’offre cette configuration, je vais sans doute mettre de la voix, voire d’autres instruments. Mais mes dernières compositions ont encore beaucoup à dire.

Hell Hina : Maintenant que ton nouvel album est sorti, quels sont tes projets pour le futur ?

Marteleur : C’est une formation simple qui convient pour beaucoup de lieux et d’évènements. Après le Magasin 4, je jouerai pour un vernissage de photos aux Ateliers Mommen à Saint-Josse. J’ai aussi joué dans le métro de Charleroi pour les fêtes de la musique. J’ai vraiment envie d’explorer tout endroit ou la musique peut s’inviter.

 

Des extraits de la musique de Marteleur ici

Etiquettes

A propos de l'auteur

Jérôme

Diplômé en journalisme, je fais des interviews de groupe depuis 2005 sur mon propre webzine, Hell Hina.

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *